Voici une démo assez bluffante d’une technologie de carte 3D mise au point par la société suédoise C3 Technolgies. Pour proposer un rendu aussi réaliste, cette carte issue d’une technologie militaire de SAAB embarquée sur les missiles combine les vues satellites avec les cartes traditionnelles et des photos des rues…
Le petit truc à savoir mis à part l’effet waouh, c’est que C3 Technologies a été racheté il y a quelques mois par Apple. J’ai vu passer des trucs où Éric Schmidt expliquait que Siri inquiétait Google… Franchement, je pense que ce concurrent à Google Maps devrait les inquiéter un petit peu plus.
En tout cas, si cela vous intéresse, d’autres vidéos et plus d’explications sont disponibles ici.
Merci à Olivier pour l’info
[Source]
« I hate money » est une application Web qui vise à simplifier votre gestion de budget, lorsque vous le partagez avec d’autres, par exemple durant vos colocations, durant vos week‐ends entre amis, ou dans tout autre cas où vous avez eu à partager des dépenses (Eh, c’est bientôt le moment des vacances au ski !).
J’ai eu l’occasion d’écrire ce logiciel pour mon utilisation personnelle lors de ma colocation cette année, et il m’a permis de me simplifier pas mal la vie. Depuis, plusieurs personnes ont rejoint le projet. L’objectif est d’avoir quelque chose de simple à utiliser (Keep It Simple, Stupid). Le logiciel est écrit en Python à l’aide du micro‐framework Flask, il est publié sous licence BSD, avec une clause « beerware » (si vous croisez les auteurs et que vous voulez leur payer une bière, n’hésitez pas !).
Il existe déjà quelques applications pour gérer votre budget de manière partagée, mais la plupart d’entre elles sont, soit difficiles à utiliser, soit d’un aspect trop « kikoo LOL » ; ou alors elles essayent de faire trop de choses à la fois. I hate money ne gère pas votre liste de courses, ne crée pas de blog pour vous, il vous laisse vous occuper de choses un peu plus intéressantes.
Voir le petit tour rapide des fonctionnalités en seconde partie de dépêche.
Vous n’avez pas besoin de vous créer un compte sur le site pour commencer à l’utiliser. Vous avez simplement besoin de créer un projet, de le protéger avec un code secret, puis d’envoyer le code et l’adresse du projet à vos amis (ou l’application peut le faire pour vous).
Gardez les choses simples — Keep It Simple, Stupid — correspond vraiment à la philosophie du projet : vous voulez ajouter une dépense ? Ok, ajoutez‐la ! Vous avez simplement besoin de dire qui a payé, pour quoi, pour qui et combien, exactement de la même manière que vous auriez fait en rentrant du marché sur un bout de papier.
Certaines personnes aiment organiser leurs dépenses dans différentes catégories : sorties, travail, repas, etc.. Ce n’est pas quelque chose que l’on souhaite ici (en tout cas, pas pour commencer). Nous souhaitons que les choses restent simples, comprenez‐vous ? Ajoutez juste la dépense !
Une fois que vos dépenses ont été ajoutées, il est utile de savoir qui a payé combien, et quelle est la « balance » des dépenses. En d’autres termes, est‐ce que vous devez de l’argent, ou est‐ce que vous devez recevoir de l’argent, et combien. Cela permet de savoir qui devrait payer le prochain tour de dépenses, par exemple. Le système est aussi capable de réduire le nombre de transactions pour se rembourser le plus facilement possible.
Le site est disponible en français et en anglais, pour l’instant ; mais il supporte d’ores et déjà la traduction (il est facile d’ajouter de nouvelles langues).
Tout ce qu’il est possible de faire avec l’interface Web standard est aussi disponible à travers une API REST. L’objectif étant de développer des applications mobiles utilisant cette API et pouvant se synchroniser avec le site Web.
Chrome Remote Desktop BETA is fully cross-platform, extension to connect any two computers that have a Chrome browser, including Windows, Linux, Mac and Chromebooks.
Sounds awesome, right?
“Chrome Remote Desktop BETA is the first installment on a capability allowing users to remotely access another computer through the Chrome browser or a Chromebook.
The goal of this beta release is to demonstrate the core Chrome Remoting technology and get feedback from users. This version enables users to share with or get access to another computer by providing a one-time authentication code. Access is given only to the specific person the user identifies for one time only, and the sharing session is fully secured. One potential use of this version is the remote IT helpdesk case. The helpdesk can use the Chrome Remote Desktop BETA to help another user, while conversely a user can receive help by setting up a sharing session without leaving their desk. Additional use cases such as being able to access your own computer remotely are coming soon.”
That’s how the team explains the new beta release of this remote desktop feature. Oh, btw, this extension is from the Chromium team, the people behind the browser and OS.
They have been developing this feature for a long time. That explains a lot, especially when most other features make it to stable release in short span of time, comparing to other browsers.
This feature will give a tough competition to those free remote access services available in the market now. Watch out teamviwer! Talking of that, do you think Corporate IT will block Chrome or this feature because of data security concerns?
During the future stages of development, this extension or this feature will be a hi-light on Chromebook, answering the criticism of not being able to do anything that a traditional PC does. This may not be a full blown solution, and Chromebooks are not aiming to be a 100% replacement for your traditional PC as of now. However, this tool will be handy for anyone who owns a Chromebook.
Agree, Chromies?
Install this Extension From Here.
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Chrome Remote Desktop – Access Any Computer Remotely Using Google Chrome is a post from: Chrome Story - Google Chrome OS Tips Blog
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git-dude is a simple git desktop notifier. It monitors git repositories in given directory for new commits and branches and shows desktop notification if anything new arrived.
Using notify-send on Linux, or the aforementioned growlnotify on OS X.
Plusieurs mois après sa sortie, le Samsung Galaxy S2 fait parler de lui au travers d’un comparatif très poussé (et très tardif !) entre son processeur et ceux équipant les autres smartphones du marché. Le résultat est parlant puisqu’il bat en vitesse tout smartphone disponible aujourd’hui, iPhone 4 compris. En revanche il est loin derrière les performances du processeur A5 qui équipe l’iPad 2 et qui équipera très vraisemblablement l’iPhone 5 prévu en octobre :
C’est donc le site Anandtech, très pointu dans son domaine, qui a enfin publié son test de plusieurs pages du Samsung Galaxy S2 (à cette adresse) dévoilant un tableau comparatif des performances de son processeur face à ceux du reste du marché. Le tableau parle de lui-même : l’iPhone 4 est complètement has been face à la concurrence (et pourtant, le mien va toujours aussi vite ;-) ) et seul l’iPad 2 tient tête (de loin) au Galaxy S2.
On ne rentrera pas ici dans les caractéristiques techniques du processeur du Galaxy S2, mais vous pourrez les trouver à la source, en suivant ce lien.
Vivement le processeur A5 ;-)
Selon la commission locale de l’électricité, trois millions de foyers philippins ne disposaient toujours pas d’une source d’éclairage dans leur foyer en 2009. Pour corriger le tir, la fondation MyShelter a développé un projet d’éclairage innovant qui vise à apporter la lumière à près d’un million de foyers d’ici 2012. Isang Litrong Liwanag - « [...]
If you’d like to try out the site, head on over to ifttt.com. For some background on how the site came to be, check out the Ifttt blog.
At its most basic level Ifttt is what its founders call “digital duct tape… allowing you to connect any two services together.” On a perfect web Ifttt wouldn’t be necessary, every service would talk to every other service and everything would just work. Obviously that web doesn’t exist, so there’s Ifttt.
The best way to understand how Ifttt works is by example. Let’s say you want to share links with other people on the web. You might store links in Delicious or Pinboard for yourself and then post them to services like Twitter or Facebook for your friends to see. That’s all well and good, but what if you could automate the process? That’s where Ifttt comes in.
The usefulness is in the name — if this, then that. Sticking with the link example, we might create a task that works like this: IF a new link is posted to Delicious, THEN grab the link and post it to Twitter and Facebook.
The basic workflow is to choose a service from the list (which include popular web services like Instagram, Tumblr and Wordpress, or more general tasks like phone calls, SMS or time-based actions). Once you have the “this,” the next step is choosing a trigger. Triggers vary according to the “this” you’ve selected. For example the Delicious triggers include things like “any new public bookmark” or “new bookmark tagged,” while the time option has triggers like “Every day at” or “Every year on.” Once you have your trigger set, you add the “that” portion of Ifttt’s name, which consists of a list of services like the “this” portion.
Maybe links aren’t a particularly interesting use case these days, here’s a better one for the kids: every time you post an image to your Instagram account, have Ifttt.com grab a copy and sync it over to your dropbox folder for instant backups. Or send starred items in Google Reader to Read it Later or Instapaper. Or send yourself an email every time an Orange Bass Cabinet pops up on Craigslist. Or create daily reminders with the time triggers. Or trigger a fake phone call to escape awkward situations.
Because the possibilities of Ifttt can be overwhelming, along with the public launch, Ifttt introduced a new feature called recipes, which are simply a way of sharing your tasks (not the data in the tasks, just the tasks). The site has only been public for a few days and already there are hundreds of recipes.
If you’d like to automate your web, head on over to Ifttt.com and sign up for a free account.
FinalCAD, solution de pose et levée des réserves chantier sur iPad
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Song Exporter Pro lets you transfer via Wi-Fi the songs you have in your iPhone, iPod touch or iPad to any computer in your network. No iTunes required.
Etes-vous un expert ou un développeur sénior ? Quelle définition donnez-vous au mot « consultant sénior » ? La définition et la qualification d’un profil représente un gros travail. C’est un sujet tellement vaste, que je me suis dis : il faut que j’en parle avec eux. Bref me voilà de retour pour bloguer sur ce sujet…
Pour améliorer la mise en relation entre les candidats et les recruteurs, l’eXpress-board doit proposer de nouveaux outils pour les recruteurs. En discutant avec les équipes RH ou les experts du recrutement, il manque encore des outils pour faire gagner du temps. Avant de lancer ce chantier, voici où j’en suis : j’ai un modèle assez simple, j’ai travaillé avec la base actuelle des profils qui représente environ 440 candidats, et j’en ai parlé un peu autour de moi.
Mais le plus gros du travail est à faire là, maintenant. Cette article vous intéressera si vous cherchez à comprendre ce que l’on appelle un « bon développeur ». Côté RH vous découvrirez de nouveaux outils, pourquoi pas une vision du recrutement différente et complémentaire de votre approche actuelle.
Un développeur avant tout, c’est un bon technicien. Capable de mettre en œuvre des techniques de programmation, il sait comprendre un problème et implémenter une solution. Il a donc un capital de connaissances techniques acquis lors de ses études puis au fil des années. Si la formation de base est importante, il s’avère que la veille technologique l’est tout autant. L’effort ne doit pas venir que de l’employeur, il est aussi important que le développeur continue à se former sur ses heures de travail.
La majorité des projets informatique sont développés en équipe. Être un bon développeur, c’est aussi être une personne avec laquelle nous aurons envie de travailler 8h par jour. Discipline, capacité à communiquer ou à écouter l’autre, tout devient important lorsqu’il s’agit de travailler à plusieurs. Si en plus, vous êtes un chic type qui sait rigoler, bienvenue dans l’équipe.
Un autre facteur important : la motivation/l’énergie. Il y a celui qui attend à peine la fin de la réunion pour commencer à coder. Et il y a l’autre qui ne sera pas très proactif, qui demandera plus d’aide et d’accompagnement en tant que manager. Tout est affaire de motivation, d’envie et d’intérêt. Le cadre dans lequel se déroule le projet a une influence assez forte sur notre énergie. C’est donc un critère environnemental en quelques sortes.
Il y a aussi des moments magiques. Un matin, vous pouvez coder en 15 minutes ce que vous n’avez pas réussi à faire en une journée la veille. Un développeur motivé peut être 10 fois plus productif que lui-même. Il y a clairement aucun rapport entre le salaire payé chaque mois à un développeur et sa productivité/motivation.
A salaire égal, certains développeurs sont simplement 5 à 20 fois meilleur que d’autres :
A poor programmer in a company could consume 5 to 20 times more in time, effort and equipment resources than a good one [3]
En tant que recruteur, c’est là que vous devez identifier la bonne personne. C’est cette personne là que vous devez recruter et motiver. Pas son voisin, qui à formation équivalente, n’a pas ce petit plus, qui va radicalement changer votre projet.
Bref un développeur n’est pas une simple fonction, ni un rôle. C’est plutôt une composition de plusieurs facteurs. Il a une part d’inné et une part d’acquis. Il faut d’abord comprendre le profil de la personne, puis ensuite comprendre ce qu’elle a acquis.
Or le recrutement aujourd’hui ne sait travailler que sur un catalogue produit. Chaque développeur est étiqueté « Ingénieur(h/f) Java J2EE » pour être placé dans le rayon charcuterie, à côté de la barquette de viande certifiée Bio.
Je crois sincèrement qu’il faut proposer de nouveaux outils et un modèle complémentaire à l’approche classique pour trouver les candidats. Les mauvais ne passeront pas les mailles du filet. Les bons seront enfin reconnus et payés à un niveau normal. Les recruteurs arrêteront de nous traiter comme de la viande lorsque nous serons en mesure de montrer notre motivation, notre savoir-être et notre niveau technique avec des critères facilement mesurables (nous verrons cela dans « la reconnaissance des pairs » plus loin).
Un bon nombre d’articles ont été publié depuis le début des années 80. La recherche de bons développeurs n’est pas un sujet si récent. Les Universitaires y travaillent depuis un certain nombre d’années. Que ce soit en psychologie du travail ou dans la médecine du travail, il y a des travaux sur ce sujet.
A partir du modèle des frères Dreyfus, essayons d’expliquer la différence entre un Novice et un Expert. Je n’ai pas inventé ce qui suit ci-dessous, je l’adapte d’un article publié en Anglais [1] ainsi que du modèle d’acquisition des compétences de Hubert L. Dreyfus ([2]). Emmanuel Hugonnet (de l’Alpes JUG) a aussi publié un très bon papier sur le modèle d’acquisition des compétences de Dreyfus.
Commençons par expliquer le modèle de H. et S.Dreyfus.
En 1986, Hubert L.Dreyfus et son frère Stuart, proposent un modèle d’acquisition de compétences techniques en s’inspirant de l’enseignement du pilotage dans l’armée de l’air (voir aussi [3]).
Ce modèle est intéressant car il permet de se situer dans notre courbe d’apprentissage d’une compétence. D’autre part, elle permet de comprendre pourquoi dans certaines situations, un expert va refuser de faire ce que vous lui demandez. L’acquisition d’une compétence s’effectue tout d’abord par la mise en place de règles. Lorsque le niveau technique d’une équipe est globalement « Novice », il faut définir des règles très précises, voire même des socles techniques, afin de s’assurer que la base de départ est saine. Si l’équipe est plus « Expert », elle sera alors autonome et à même de prendre des décisions techniques, sans risque pour votre projet. Comprendre la composition d’une équipe est donc vital pour un manager. Quand on parle de « chef de projet » au lieu de parler de « chef d’équipe« , on mesure déjà à quel point nous en sommes loin… bref passons. Je garde cela pour plus tard.
Le modèle décrit 5 niveaux d’acquisition d’une compétence. Prenez l’apprentissage de la conduite, de la guitare ou du dernier framework Java à la mode et voyons votre niveau :
1. Je suis Novice
- je suis strictement les règles et le plan
- je n’ai pas de jugement critique
- je ne connais rien à la technique étudiée, j’apprends par des jeux d’essai et d’erreur
- j’apprends par recopie d’un modèle ou d’exemples
- je peux effectuer des tâches simples
2. Je suis Junior
- je ne comprends pas encore tout le cadre dans lequel je développe
- j’applique les règles que l’on m’a montré, si cela ne marche pas c’est la règle qui n’est pas bonne
- je sais trouver de l’aide et de la documentation
- je ne distingue pas encore l’importance et j’ai du mal à gérer les priorités
- je commence à apprendre tout seul une technologie
3. Compétent
- je connais maintenant plusieurs solutions à un problème et je sais faire un choix
- je comprends les règles
- je prends des initiatives et j’essaye de nouvelles pistes, je suis conscient de mes choix
- je suis autonome pour trouver de l’aide, même si je ne suis pas encore très efficace
- je dois être concentré sur chacune de mes tâches
- face à une situation inattendue, j’essaye d’appliquer les règles enseignées
4. L’Efficace
- je deviens intuitif, je n’ai pas besoin de réfléchir pour gérer une situation banale (créer une Classe, passer une vitesse en conduisant, lancer mon serveur Tomcat)
- j’analyse une situation rapidement mais j’ai conscience de ma prise de décision
- je sais faire la distinction entre une règle (« je dois tout tester ») et le contexte de son application (« … mais les getters/setters, non ») car j’ai maintenant assez d’expérience
5. L’Expert
- je suis complètement intuitif
- je ne pense pas à une solution, elle vient naturellement
- je peux « sentir » une situation et reconnaître des choses déjà vues, pour m’adapter
- je gère les cas exceptionnels très rapidement et très efficacement, car c’est ce que je recherche
- je ne suis pas toujours en mesure d’expliquer ce que je fais, même si je sais « que c’est bien »
- je pense au but et à ce que je dois faire, j’envisage plusieurs solutions, je peux me lancer et changer d’avis, mais je réussirai au final.
- j’ai une vision globale sur un nouveau problème, je suis capable d’expliquer et de justifier mes choix
Voici donc un premier outil : une échelle qui permet de mesurer soit une compétence particulière, soit votre niveau actuel d’expérience.
Rendons à César ce qui est à César, Didier Girard (CTO de SFEIR) extrapole ce modèle et le projette sur le parcours professionnel type d’un informaticien. Il inclus dans sa vision une composante « consultant » et « directeur », je vais donc l’adapter un peu et simplement parler du niveau d’acquisition des connaissances d’un développeur lambda, avec quelques courbes d’expérience pour illustrer l’idée.
Premier message pour les étudiants en informatique : une fois diplômé, vous êtes Novices. Lorsqu’ensuite on parle d’apprentissage et de compagnonnage dans l’informatique, ce qui va suivre prend tout son sens.
Si nous définissons tout d’abord 5 niveaux, avec en abscisse le nombre d’années d’expérience, voici une première courbe.
Tout d’abord, je pense plutôt que la grande majorité d’entre nous a un parcours classique, où nous devenons Sénior ou Expert. La différence entre un Sénior et un Expert ? Le deuxième a dépassé ce qu’on lui demande de faire, et il devient référent sur une ou plusieurs techniques. Il fait la différence avec un Sénior en étant à même de présenter une technologie ou une pratique (Scrum) devant les autres. C’est celui que l’on vient voir pour demander de l’aide.
La majorité d’entre nous est Sénior, ce qui est très bien :
Il y a aussi l’exemple de la personne qui est « Expert » pendant un certain temps, le temps que la technologie soit à la mode. Ensuite il redevient « Senior »
L’influenceur est un cas à part. C’est un développeur qui a dépassé le niveau actuel des connaissances et qui propose de nouvelles approches techniques. Par exemple Guillaume Bort l’auteur de Play! Framework, Emmanuel Bernard avec Hibernate ou David Gageot avec son expérience des tests. Ce sont les « marketmakers« , les personnes qui créent les technologies ou les pratiques que nous utiliserons demain :
En conclusion, nous avons défini les mots « Novice/Junior/Sénior/Expert/Influenceur ». Voyons maintenant comment nous en servir.
Vous voyez les fiches personnages dans les jeux de rôle ? Il suffit de voir comment les jeux finalement vous classent et vous permettent ensuite d’évoluer dans un monde virtuel. Pourquoi ne pas imaginer des « classes » de développeurs ? Puis ensuite, selon l’expérience, des fiches types ? Pourquoi ne pas imaginer la fiche de Matt Raible ou de Guillaume Laforge ?
Au lieu de penser notre CV par titre, nous pouvons penser par domaine fonctionnel. Il existe tout d’abord différentes catégories de développeur. Pour nous aider à s’identifier, l’idée est de prendre aussi des personnes de la communauté Java et de vous montrer où elles se situent. Si je peux faire par exemple la fiche eXpress-Board d’Antonio, cela vous donnera une idée de son profil et de ses compétences.
Essayons d’abord de créer quelques profils types. Pour cela, je me base sur les profils actuellement enregistrés sur l’eXpress-Board.
Voici ce que j’ai trouvé :
- Développeur
- Testeurs
- Exploitant système et production
- Responsable Outils de développement, gestionnaire de configuration et de builds
- Support technique
- Avant-vente/Evangélisation
- Chef d’équipe technique
- Formateur
- Architecte
Ensuite, sur l’expérience de chacun, nous sommes tous différents. Je pense qu’un moyen de se qualifier serait de lister les compétences requises par catégorie. Un Testeur doit être curieux et rigoureux. Un Chef d’équipe technique doit avoir de l’empathie, avoir des capacités à prévoir et à gérer une équipe. Une personne avant-vente doit avoir une culture de l’entreprise pour comprendre les problèmes du client.
Cela ressemble finalement à la création d’un jeu, où nous serions les premiers rôles, et où chaque fiche serait la représentation exacte de votre niveau de développeur.
Après avoir défini ce que nous appelons un Novice ou un Expert, il est intéressant de revenir à la création d’un outil d’évaluation objectif et impartial de chaque développeur. Or le moyen le plus simple que je vois aujourd’hui, c’est de mesurer l’activité de développeur open-source.
Si nous pouvons reconnaître l’expertise et le travail d’un développeur, en mesurant par exemple son activité sur un projet open-source, je pense que cela peut permettre de valoriser et mettre en avant ce que l’on appelle simplement « un bon développeur ». Le recruteur pourra identifier la personne rare, et le développeur pourra être reconnu sur son investissement subjectif et sur le travail réellement accompli.
Je ne vois pas comment reconnaître facilement le travail réalisé en entreprise pour un site comme l’eXpress-Board, alors qu’il s’agit de la majorité de ce ce que nous faisons. Il existe des sites où vous pouvez classer chaque personne afin de juger « celui qui est le meilleur » (ou la meilleure).
Plus intéressant, aux Etats-Unis de plus en plus de services permettent de vous donner rapidement une mesure et un profil détaillé pour un développeur. MasterBranch avec qui je travaille offre un système qui permet de vous donner votre niveau d’implication en tant que développeur OpenSource.
Bien entendu, il faut que le développeur soit inscrit sur ce service, et donc qu’il soit dans une démarche où il souhaite trouver un nouveau job. Avant de criez au loup, pensez comme nos amis américains : vous êtes un produit qui doit se vendre à un prix. En vous inscrivant sur ce service, vous améliorez votre visibilité volontairement et vous expliquez ce que vous faites.
Regardez pour terminer différents essais, essentiellement construit à partir de mes projets GitHub:
Nous avons expliqué les différences de niveau et d’expertise en se basant sur le modèle de Dreyfus. Puis si l’idée de définir une fiche type comme dans un jeu de rôle est intéressant, il est compliqué de remonter l’expertise d’un développeur en entreprise. La voie de l’open-source permet d’identifier 5% de la communauté des développeurs en France, ce qui reste marginal. Elle doit permettre cependant de mettre en avant les personnes actives et reconnues dans la communauté.
Pourrait-on imaginer un outil d’analyse de la qualité du développeur basé uniquement sur le code écrit ? Je ne pense pas. Un bon développeur c’est aussi quelqu’un de connecté, à même de trouver d’autres développeurs pour votre entreprise. C’est peut-être aussi une personne qui s’investit dans des projets associatifs ou dans le développement open-source. C’est peut-être aussi une personne avec un savoir-être et des capacités de communications pour l’entreprise, parfait pour le consultant… Bref retenez que mesurer le code écrit n’est pas suffisant pour qualifier quelqu’un de « bon développeur ». Il est intéressant aussi d’avoir l’avis aussi de ses anciens collègues, de sa capacité à travailler en équipe, chose que l’on trouve sur LinkedIn via les recommandations.
Le recrutement s’attache surtout à valider les acquis d’une personne, ce qu’elle sait. Or ce qu’il faut aussi chercher, pour un informaticien, c’est la capacité à se tenir au courant, à apprendre de nouveaux langages et de nouvelles techniques. Pourquoi s’attarder sur le CV ? Cela ne devrait prendre que 20% de votre entretien je pense. Demandez ce que la personne souhaite faire. Demandez-lui de vous expliquer un bout de code, ou de vous présenter un outil ou une technique de développement…. Essayons de dépasser l’IED Bac+5 qui me fait tant rire. Pour ceux qui ne sont pas R.H, IED veut dire « Ingénieur Etude et Developpement ». Comme « Findus » veut dire « poisson surgelé » en quelque sorte.
Ce que je retiens en ayant travaillé sur cet article plusieurs mois, c’est qu’il y a de plus en plus de services essayant de mesurer notre activité open-source. Les premières lignes de ce long billet datent de mars 2011.
Et vous, quel type de développeur êtes-vous finalement ?
Références
[1] 3 dimensions of a Software programmer, how to get things done
[2] le modèle de Dreyfus Dreyfus, modèle d’acquisition
[3] « A poor programmer in a company could consume 5 to 20 times more in time, effort and equipment resources than a good one« , Laughery R and Laughery K « Human Factors in Software Engineering: A review of the litterature » Journal of Systems and Software, 5, 1985, p3-14
[4] Reconnaissance, étude de l’Université de Laval
Apparue en 2003 et quasiment inchangée depuis, la Suzuki V-Strom 650 vient d’être remplacée. ...
A collection of Git extensions to provide high-level repository operations for Vincent Driessen’s branching model.
Let’s you do stuff like
git flow feature start mynewfeature
to start up a new branch, then, code written, merge it back into your main branch with
git flow feature finish mynewfeature
There’s also some clever support for making quick fixes and merging them with various different branches.
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